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Rue de Madagascar : au carrefour des rencontres

Entre 1990 et le milieu des années 2000, la Rue de Madagascar a vu se développer le graffiti brestois, donnant à Brest un statut à part dans le monde du street-art, tout en faisant découvrir aux différentes populations du port ces nouveaux peintres de rue.

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Rue de Madagascar : au
carrefour des rencontres


La construction d'interactions nouvelles dans une rue devenue emblématique du graff
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L'AUTRE COULEUR DU PORT
bREST à QUAI
Paul Bloas et les géants du port

Comment la carrière d'un artiste a démarré par une admiration pour les gens du port

PAUL BLOAS ET LES GEANTS DU PORT

Il n'appartient pas au monde du graff et n'en est pourtant pas si éloigné. Le célèbre peintre brestois Paul Bloas s'est illustré par ses interventions urbaines, en commençant dans le port de sa ville natale et même... dans la rue de Madagascar, en 1986 avec Paul Emile et Victor sont dans un bateau. En voulant montrer le travail des gens du port sur le papier, il en est devenu l'emblème.

"UNE GALERIE PERMANENTE EN PLEIN AIR"

Pour les Brestois, les graffeurs ont transformé les friches industrielles en véritable support artistique. Les balades du dimanche au port de commerce sont alors devenues comparables à une visite de galerie de plein air. Aujourd'hui, on peut retrouver les amateurs de street art autant dans les rues que dans les galeries...

UNE ECOLE QUI COLORE
LE PORT ?

Située en haut du port de commerce, l'école supérieure des Beaux-Arts a formé de nombreux graffeurs et street-artistes. Souvent malgré elle. Directeur de l'école depuis 2010, Yannick Lucéa donne son point de vue sur la place qu'occupent les Beaux-Arts dans le renouveau culturel brestois.

Une galerie d'art
en plein air

L'attachement brestois aux œuvres visibles librement dans la rue

Une école qui colore le port ?

La participation de l'école des Beaux-arts
à Brest au renouveau graphique du port

Contexte

Des chiffres, des cartes et des données pour mieux comprendre le reste

Aujourd'hui, la ville de près de 150 000 habitants compte une trentaine de graffeurs et trois spots historiques: le parking de Kerfautras, la brasserie de Lambézellec et le port de commerce.



Le début des années 2000 est l'âge d'or du graff à Brest: on y compte plus de cinquante graffeurs et deux sessions jam rassemblent une centaine de graffeurs de toute la France plus particulièrement dans la rue de Madagascar (en violet sur la carte)..



Mais la place commence à manquer, les murs s'écroulent. La mairie propose de pallier ces destructions (en rouge) en construisant un mur, dédié à la peinture urbaine. Le projet est abandonné faute d'intérêt et de temps de la part des graffeurs.



Le port de commerce appartient à la ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) du centre-ville de Brest depuis 2000. Certains des bâtiments sont classés ou inscrits au patrimoine historique.

D'autres sont seulement repérés comme représentatifs d'une époque. A partir du moment où un bâtiment est repéré par les Architectes des bâtiments de France, toute modification sans autorisation préalable est proscrite.